
Une assez bonne saison estivale

Le programme 2011 de l'Association Saône Lorraine
L'Assemblée Générale 2011 de l'Association Saône Lorraine
| Une Association ancrée dans son terroir | Le Patrimoine de Saône Lorraine |
|
Une Association culturelle | ||
|
|
Fête de la Renaissance de 2010 |
|
Activités de l'Association en 2009 |
|
Activités en 2010 |

Pour en savoir plus cliquez ici
|
cliquez sur les boutons pour lire les articles de presse de Vosges Matin |
Que se passe-t-il en 2011 ?
|
|
Un musée témoin d'un riche patrimoine |
|
Un documentaire se prépare sur les verriers |
|
|
Saône Lorraine a voyagé entre Oise et Seine |
Que se passe-t-il en 2012 ?
|
Saône
lorraine : une association profondément ancrée dans son terroir
En
1980, date de sa fondation, Saône Lorraine était pionnière dans la région
de Darney et Monthureux-sur-Saône pour la sauvegarde des
monuments en péril et de leur environnement, et pour la
connaissance du riche passé du bassin des sources de la Saône. Le couvent
des Cordeliers des Thons a été le premier combat de
l’association, et depuis 1980 le village a connu d’importants
travaux de réhabilitation, des chantiers et des fêtes. De nombreuses
publications de Saône lorraine ont permis de braquer le projecteur
sur ce village au patrimoine exceptionnel, en gommant les légendes (“ Voltaire
au château ”, “ la malédiction des moines ! ”)
et en donnant aux amoureux des belles pierres quelques raisons de
satisfaction.
Châtillon-sur-Saône
a été et demeure le point d’ancrage essentiel, et la fierté de
l’association. Après de nombreux saccages dans ce beau village XVIes,
une mobilisation des énergies s’est faite quand, vers 1983, la propriétaire
d’une splendide maison Renaissance a obtenu d’une façon douteuse un
arrêté de péril permettant à un “ revendeur de matériaux ”
de la lui acheter pour la mettre à bas. Un four à pain du vieux
village (lui appartenant aussi) a suivi, et l’association a alors tout
fait pour mettre le holà à ce processus barbare et désolant. L’aide
de Vieilles Maisons Françaises, du mécénat américain, de la Chambre
des Métiers des Vosges, du Conseil Général, du Kiwanis, et l’énergie
des bénévoles, ont permis d’organiser des chantiers de réhabilitation,
et de faire de Châtillon ce que le guide du routard appelle “ le
plus beau village des Vosges ”.
Suite à la publication d’un gros livre sur la forêt de Darney (1985), livre qui est en cours de refonte pour une nouvelle publication, le musée du verre, du fer, du bois et de la Résistance a été installé dans les locaux de la Résidence des maîtres verriers d’Hennezel-Clairey .
Mais ces trois “ feux ” ne sont pas les seuls que l’association a allumés dans la région de Monthureux : Monthureux-sur-Saône a été aussi un terrain de sensibilisation au passé véritable : une publication en deux tomes sur le passé de la localité a permis de sortir de l’oubli la filature et l’épopée de Jean-Joseph Grangé (inventeur de la “ charrue Grangé ”). Des combats sporadiques (pour nettoyer l’environnement du château, pour attirer l’attention sur très beau presbytère de 1735, et pour épauler les associations locales de défense et d’animation) prouvent que Saône lorraine a aussi Monthureux dans son cœur.
Godoncourt (aide à la restauration de l’église par
des fêtes organisées sur place), Fignévelle (sensibilisation
à “ l’enfant du pays ”, Flavien Parisot et aide
à la réhabilitation d’une statue), Serécourt (aide à la
mise en valeur de la maison forte de Jean-Louis Barthélémy), Tignécourt
(vain combat pour stopper le saccage des restes de l’abbaye de Flabémont),
et bien d’autres sites, ont été l’objet des inquiétudes et
des investissements de l’association. L’abbaye Saint-Maur de
Bleurville (XIe-XVIes.) est, depuis trois décennies, l’objet de
ses sollicitudes.
En bref, le but de Saône lorraine n’est pas de faire de la petite région du bassin des sources de la Saône un conservatoire sans vie, mais d’aider par tous les moyens (démarches auprès des autorités, chantiers, conseils, etc.) , et en tâchant de montrer l’exemple, ceux qui aiment l’architecture ancienne, et qui veulent préserver un cadre de vie exceptionnel. Elle a créé des emplois, et espère montrer aux particuliers qui restaurent et qui investissent intelligemment dans l’architecture ancienne qu’ils peuvent également en créer.
Le
patrimoine de Saône lorraine Outre
tous les stocks de livres, de brochures et de cartes qu’elle a publiées,
l’association a un patrimoine mobilier et immobilier qu’elle a
acquis entre 1980 et 1990, et qu’elle a la lourde tâche de gérer,
d’entretenir et d’animer. A Châtillon, Saône lorraine possède depuis 1985 le Grenier à sel (salon de thé, galerie d’exposition et gîte d’étape à l’arrière avec 18 lits et une grande salle à manger), la grosse tour du XIVes. Elle a revendu l’hôtel de Sandrecourt, après l’avoir fait entièrement restaurer dans son aspect originel.
Elle
possède aussi le mobilier du musée de Châtillon, musée
qu’elle gère en collaboration avec “ l’association du musée ”,
propriétaire des lieux , et qu’elle a fait restaurer avec ses
propres deniers. Avant d’acheter ces édifices grâce, en très grande
partie, au mécénat américain, l’association a fait protéger
(inscrire et classer) la plupart d’entre eux : une bonne dizaine
de maisons sont ainsi dans le collimateur de l’Etat (ce qui n’a pas
empêché des démolitions regrettables en face de l’hôtel de
Sandrecourt il y a quelques années). Un saccage global, comme celui des
années 1979-1985, ne semble toutefois plus possible.
Aux Thons, le rachat de l’église des Cordeliers et de la
partie XVe du couvent (jouxtant l’église) a mis un gros boulet
aux pieds des responsables : classé en 1980 (suite aux démarches
menées par ces mêmes responsables), l’édifice attend des travaux
encore plus colossaux que ceux qui viennent d’être réalisés
(2006-2008) : Saône lorraine est en face de ses responsabilités,
mais les temps sont durs. Attendons des jours meilleurs… Pour le
moment, des animations (concerts, soirées culturelles, manifestations
diverses) montrent que l’association n’a pas perdu espoir : un
jour, l’église des Cordeliers sera réhabilitée dans son état de
1452-1483.
A Hennezel, la collaboration entre la municipalité, propriétaire
de la Résidence, et l’association a permis un modus vivendi tout à
fait positif : les collections (verres de Clairey, vases Legras,
etc., sont propriété de Saône lorraine, qui a investi dans leur présentation
et qui ouvre les lieux d’avril à novembre tous les après-midi. La
commune prête les lieux et aide les concepteurs et investisseurs du
mieux qu’elle le peut.
Saône
lorraine : une association culturelle, mais aussi conviviale et
amicale
Forte
de plus de 350 membres, Saône lorraine, depuis 1981, organise
des rencontres sérieuses et joyeuses, autour de repas ou dans des
salles de conférence souvent “ historiques ” de la région
(églises, chapelles, bâtiments classés ou en cours de réhabilitation).
Les concerts ont été nombreux (musique russe, chorales, groupes
folkloriques, balades musicales), de même que les reconstitutions
dramatiques en costumes d’époque (“ guerre de trente ans ”,
“ entrée du duc Antoine ”) : 2009 et 2010 (les
trente ans de l’association !) verront encore des manifestations
de ce genre, ponctuées par les “ musées vivants ”
de Châtillon-sur-Saône (printemps, été). La collaboration avec
l’Odyssée pour le spectacle sur Monthureux en 2010 est toute
acquise.
De
nombreux voyages allant de trois à huit jours sont également organisés :
habituellement, les directions sont originales, “ en dehors des
sentiers battus ”, dans des directions rejoignant le passé du
bassin des sources de la Saône : République tchèque, Jura souabe,
Assise et Sienne, les quartiers de Paris liés à la Saône lorraine, châteaux
de Champagne ou de Bourgogne. Partout, l’association est accueillie
avec chaleur, et les participants reviennent habituellement enchantés.
Le rythme de ces voyages est bisannuel.
|
|
L'Association
Sâone Lorraine
a besoin d'adhérents nombreux et fidèles pour mener à bien ses
entreprises.
|
|
L’abbaye Saint-Maur de Bleurville s’est muée en tribunal l’espace d’une conférence. Et Marie-Françoise Michel s’est transformée en chroniqueuse judiciaire pour faire toute la lumière sur l’affaire « Martin-Buzenet ». Devant un parterre d'amateurs d'histoire locale avide de connaître enfin la vérité.
La légende s’était emparée de cette affaire criminelle au point qu’on avait attribué à François Buzenet une vingtaine de crimes les plus sordides. Grâce à la perspicacité de notre historienne, les bleurvillois n’ont plus rien à craindre du sobriquet de « Buzenet » qui les désignait depuis la fin du XVIIIe siècle. Les minutes des procès de François Buzenet et de François Martin, retrouvés à la Bibliothèque nationale et aux Archives nationales à Paris, ont permis de reconstituer dans le détail tout le déroulement de ces affaires judicaires.
François Martin, tonnelier de 27 ans natif de Nonville et installé à Bleurville, fut accusé à tort d’avoir tué le 20 janvier 1766 Mathieu Moignot, de Choiseul, et de l’avoir dépouillé de quelques écus venant de la vente d’un cheval. Martin fut condamné sur un indice bien mince : l’empreinte de ses souliers dans la neige… Et, pour son malheur, sa victime avait cru le reconnaître et avait pu parler durant sa longue agonie de 27 jours. Mais Moignot, affaibli par ses blessures, avait fait une grave confusion : Martin et Buzenet présentaient en effet des traits physiques assez proches (grande taille, cheveux noirs). Martin fut donc exécuté sur la place publique.
Mais deux ans plus tard, un autre meurtre répandait l’effroi dans le village : le 19 mai 1768, Joseph Mougin, de Godoncourt, était retrouvé mort à demi enterré sur le chemin entre Bleurville et Monthureux-sur-Saône. Grâce aux renseignements fournis par la famille de Buzenet et l’intervention de l’abbé Ricard, curé de Bleurville, les soupçons se portèrent sur François Buzenet, garçon chapelier âgé de 22 ans, qui s’était enfuit. Intercepté à Roanne, il fut ramené à Lamarche pour y être jugé. Outre l’assassinat de Mougin, il avoua plusieurs méfaits : la tentative de meurtre sur Pierre Tisserand, de Darney, sur le chemin du Haut-de-Salin, le vol d’une montre à Bains-les-Bains et le vol d’un pistolet à Monthureux. Avant son exécution, Buzenet révéla dans son « testament de mort » avoir tué Joseph Mougin, innocentant du même coup le pauvre Martin. La veuve Martin, née Anne Viard, demanda la révision du procès auprès du chancelier Maupeou, ministre de Louis XV. Celle-ci ne vint jamais. De son côté, Voltaire informé de ces affaires par un avocat de Neufchâteau, ne semble pas avoir mis tout son poids de philosophe en vue afin d’obtenir la réhabilitation de François Martin ; d’autres affaires impliquant des personnalités d’importance l’accaparaient alors.
Après la complainte du XIXe siècle qui comparait Buzenet à Cartouche et Mandrin, après le scénario romancé de « La lune écarlate », les travaux de Marie-Françoise Michel ont le grand mérite de faire toute la vérité sur ce mauvais garçon « libertin, joueur, buveur et carillonneur » qui a marqué l’histoire de Bleurville. Elle aura permis aussi de contribuer un peu à réhabiliter la mémoire du malheureux François Martin.
[clichés Association des Amis de Saint-Maur]
|
Fête Renaissance du 1er août 2010
Pour visualiser les photos de cette journée, cliquez sur le bouton
ci-dessous
![]()
