Association
Saône Lorraine

 

 



Le Musée du Verre
et des
Activités Anciennes d'Hennezel-Clairey

cliquez pour découvrir le site du musée 


Refonte et réédition du livre sur François-Théodore Legras 

cliquez pour en savoir plus

 



Une assez bonne saison estivale

 



Le programme 2011 de l'Association Saône Lorraine

L'Assemblée Générale 2011 de l'Association Saône Lorraine
 

Une Association ancrée dans son terroir Le Patrimoine de Saône Lorraine Une Association culturelle
Fête de la Renaissance de 2010 Activités de l'Association en 2009 Activités en 2010

 

Pour en savoir plus cliquez ici

 

Suivez les activités de l'Association dans la presse...


Que s'est-il passé en 2009 ?

 

La convivialité au menu
Saône Lorraine pense à l'avenir

Quelques photos de la journée du 2 août 2009

Vernissage "Hommage à Mercedès Guinguot"

Conférence donnée par Marie-Françoise Michel

Le Grenier à Sel, exhausteur de talent

Saône Lorraine regarde à l'horizon 2010
Bientôt une forge au musée
Une exposition multisites en 2010

 


 

cliquez sur les boutons pour lire les articles de presse de Vosges Matin

Que s'est-il passé en 2010 ?

 

Saône Lorraine profondément ancrée dans son terroir

Quelques activités de l'Association...

Le Patrimoine de Saône Lorraine

Le Musée d'Hennezel
Saône lorraine : une association culturelle Vers les 30 ans de l'Association
Saône Lorraine bientôt trentenaire Saône lorraine prépare l'ouverture pascale
Les trente ans de Saône Lorraine Trente ans de combat au service du patrimoine
Musée vivant à Châtillon-sur-Saône Trente tableaux...
"Le chien d'or" de Jean François Michel Châtillon-sur-Saône en pleine renaissance
Un musée vivant prisé Quand le musée prend vie
Patrimoine et littérature dans le même bateau Un dimanche à l'ancienne
Le vieux village encore bien fréquenté L'association Saône Lorraine va de l'avant

 

Que se passe-t-il en 2011 ?

Un musée témoin d'un riche patrimoine  Un documentaire se prépare sur les verriers
Saône Lorraine a voyagé entre Oise et Seine

 

Que se passe-t-il en 2012 ?

Saône Lorraine : de l'art à l'histoire

 


Bilan 2010 par JF Michel

 


 

Saône lorraine : une association profondément ancrée dans son terroir

 

 
Le bureau de l'Association

En 1980, date de sa fondation, Saône Lorraine était pionnière dans la région de Darney et Monthureux-sur-Saône pour la sauvegarde des monuments en péril et de leur environnement, et pour la connaissance du riche passé du bassin des sources de la Saône
A présent, elle est une parmi d’autres, mais il ne faut pas oublier tous les points d’ancrage, tous les chantiers, toutes les manifestations qu’elle a parrainés ou organisés entre Senaide et Belrupt, entre Bleurville et Grignoncourt, bref dans cette petite région verte dont Monthureux peut se flatter d’être le centre, et qui a gardé un caractère très authentique et très préservé, malgré les ruines, les hangars, et quelques atteintes à l’environnement.

Le couvent des Cordeliers des Thons a été le premier combat de l’association, et depuis 1980 le village a connu d’importants travaux de réhabilitation, des chantiers et des fêtes. De nombreuses publications de Saône lorraine ont permis de braquer le projecteur sur ce village au patrimoine exceptionnel, en gommant les légendes (“ Voltaire au château ”, “ la malédiction des moines ! ”) et en donnant aux amoureux des belles pierres quelques raisons de satisfaction.  


Le couvent des cordeliers

Châtillon-sur-Saône a été et demeure le point d’ancrage essentiel, et la fierté de l’association. Après de nombreux saccages dans ce beau village XVIes, une mobilisation des énergies s’est faite quand, vers 1983, la propriétaire d’une splendide maison Renaissance a obtenu d’une façon douteuse un arrêté de péril permettant à un “ revendeur de matériaux ” de la lui acheter pour la mettre à bas. Un four à pain du vieux village (lui appartenant aussi) a suivi, et l’association a alors tout fait pour mettre le holà à ce processus barbare et désolant. L’aide de Vieilles Maisons Françaises, du mécénat américain, de la Chambre des Métiers des Vosges, du Conseil Général, du Kiwanis, et l’énergie des bénévoles, ont permis d’organiser des chantiers de réhabilitation, et de faire de Châtillon ce que le guide du routard appelle “ le plus beau village des Vosges ”.  

                  

Suite à la publication d’un gros livre sur la forêt de Darney (1985), livre qui est en cours de refonte pour une nouvelle publication, le musée du verre, du fer, du bois et de la Résistance a été installé dans les locaux de la Résidence des maîtres verriers d’Hennezel-Clairey .


Les collections de bouteilles et de verres, de vases et d’outils, de maquettes et de mannequins, font de cet îlot culturel dans l’océan vert de la forêt de Darney un conservatoire passionnant et émouvant de ce que fut la région dans le passé : un lieu bruissant et peuplé, un foyer de création et de production.  

Mais ces trois “ feux ” ne sont pas les seuls que l’association a allumés dans la région de Monthureux : Monthureux-sur-Saône a été aussi un terrain de sensibilisation au passé véritable : une publication en deux tomes sur le passé de la localité a permis de sortir de l’oubli la filature et l’épopée de Jean-Joseph Grangé (inventeur  de la “ charrue Grangé ”). Des combats sporadiques (pour nettoyer l’environnement du château, pour attirer l’attention sur très beau presbytère de 1735, et pour épauler les associations locales de défense et d’animation) prouvent que Saône lorraine a aussi Monthureux dans son cœur.

            

  Godoncourt (aide à la restauration de l’église par des fêtes organisées sur place), Fignévelle (sensibilisation à “ l’enfant du pays ”, Flavien Parisot et aide à la réhabilitation d’une statue), Serécourt (aide à la mise en valeur de la maison forte de Jean-Louis Barthélémy), Tignécourt (vain combat pour stopper le saccage des restes de l’abbaye de Flabémont),  et bien d’autres sites, ont été l’objet des inquiétudes et des investissements de l’association. L’abbaye Saint-Maur de Bleurville (XIe-XVIes.) est, depuis trois décennies, l’objet de ses sollicitudes.  

    

 En bref, le but de Saône lorraine n’est pas de faire de la petite région du bassin des sources de la Saône un conservatoire sans vie, mais d’aider par tous les moyens (démarches auprès des autorités, chantiers, conseils, etc.) , et en tâchant de montrer l’exemple, ceux qui aiment l’architecture ancienne, et qui veulent préserver un cadre de vie exceptionnel. Elle a créé des emplois, et espère montrer aux particuliers qui restaurent et qui investissent intelligemment dans l’architecture ancienne qu’ils peuvent également en créer.

 

 


 

 

 Le patrimoine de Saône lorraine

 

Outre tous les stocks de livres, de brochures et de cartes qu’elle a publiées, l’association a un patrimoine mobilier et immobilier qu’elle a acquis entre 1980 et 1990, et qu’elle a la lourde tâche de gérer, d’entretenir et d’animer.

A Châtillon, Saône lorraine possède depuis 1985 le Grenier à sel (salon de thé, galerie d’exposition et gîte d’étape à l’arrière avec 18 lits et une grande salle à manger), la grosse tour du XIVes. Elle a revendu l’hôtel de Sandrecourt, après l’avoir fait entièrement restaurer dans son aspect originel.

                            
 L’hôtel de Lignéville                                                                  La grosse tour

 Elle possède aussi le mobilier du musée de Châtillon, musée qu’elle gère en collaboration avec “ l’association du musée ”, propriétaire des lieux , et qu’elle a fait restaurer avec ses propres deniers. Avant d’acheter ces édifices grâce, en très grande partie, au mécénat américain, l’association a fait protéger (inscrire et classer) la plupart d’entre eux : une bonne dizaine de maisons sont ainsi dans le collimateur de l’Etat (ce qui n’a pas empêché des démolitions regrettables en face de l’hôtel de Sandrecourt il y a quelques années). Un saccage global, comme celui des années 1979-1985, ne semble toutefois plus possible.  

       
Le grenier à sel                                                                            Le musée 


Musée de Châtillon : sale de la vigne

Aux Thons, le rachat de l’église des Cordeliers et de la partie XVe du couvent (jouxtant l’église) a mis un gros boulet aux pieds des responsables : classé en 1980 (suite aux démarches menées par ces mêmes responsables), l’édifice attend des travaux encore plus colossaux que ceux qui viennent d’être réalisés (2006-2008) : Saône lorraine est en face de ses responsabilités, mais les temps sont durs. Attendons des jours meilleurs… Pour le moment, des animations (concerts, soirées culturelles, manifestations diverses) montrent que l’association n’a pas perdu espoir : un jour, l’église des Cordeliers sera réhabilitée dans son état de 1452-1483.  

           
L'église des cordeliers, propriété de Saône Lorraine


Un chantier Saône Lorraine au couvent des Thons


Concert organisé par Saône Lorraine à l'église du Grand Thon


Concert russe à Châtillon sur Saône

 

A Hennezel, la collaboration entre la municipalité, propriétaire de la Résidence, et l’association a permis un modus vivendi tout à fait positif : les collections (verres de Clairey, vases Legras, etc., sont propriété de Saône lorraine, qui a investi dans leur présentation et qui ouvre les lieux d’avril à novembre tous les après-midi. La commune prête les lieux et aide les concepteurs et investisseurs du mieux qu’elle le peut.  

 


 

Saône lorraine : une association culturelle, mais aussi conviviale et amicale

 

Forte de plus de 350 membres, Saône lorraine, depuis 1981, organise des rencontres sérieuses et joyeuses, autour de repas ou dans des salles de conférence souvent “ historiques ” de la région (églises, chapelles, bâtiments classés ou en cours de réhabilitation). Les concerts ont été nombreux (musique russe, chorales, groupes folkloriques, balades musicales), de même que les reconstitutions dramatiques en costumes d’époque (“ guerre de trente ans ”, “ entrée du duc Antoine ”) : 2009 et 2010 (les trente ans de l’association !) verront encore des manifestations de ce genre, ponctuées par les “ musées vivants ” de Châtillon-sur-Saône (printemps, été). La collaboration avec l’Odyssée pour le spectacle sur Monthureux en 2010 est toute acquise.  


Spectacle guerre de 30 ans à Châtillon


Le musée vivant : la cuisine du berger


De nombreux voyages allant de trois à huit jours sont également organisés : habituellement, les directions sont originales, “ en dehors des sentiers battus ”, dans des directions rejoignant le passé du bassin des sources de la Saône : République tchèque, Jura souabe, Assise et Sienne, les quartiers de Paris liés à la Saône lorraine, châteaux de Champagne ou de Bourgogne. Partout, l’association est accueillie avec chaleur, et les participants reviennent habituellement enchantés. Le rythme de ces voyages est bisannuel.  


Voyage Saône Lorraine : les participants à Blandy les Tours (Seine et Marne)

  


Association Saône lorraine fondée en 1980

- Président :
Jean François MICHEL, jean-f.michel@wanadoo.fr
 
3 avenue de Lattre de Tassigny, 57000 METZ (03-29-87-66-24-06 ou 06-74-25-54-37) et
 
131 rue de Paris, 88410 GRIGNONCOURT (03-29-07-97-31), en été essentiellement.

Permanence de l’association au musée d’Hennezel : tous les après-midi d’avril à septembre (03-29-07-00-80).

- en 2009, exposition sur “ 
le coq dans tous ses états en Saône lorraine et dans le monde ” .

- par ailleurs, le dimanche 5 avril 2009 verra
le grand marché de Pâques au musée.

- en 2010, exposition “ 
Gaulois et Romains en Saône lorraine ”. 


Exposition au Musée d'Hennezel


Exposition au Musée d'Hennezel : alcools et liqueurs d'autrefois

 


 A Châtillon, ouverture du Grenier à sel les weeks-ends  en après-midi d’avril à mai, 
- tous les après-midi en juin (sauf le mardi), 
- tous les après-midi en juillet et août, 
- tous les après-midi (sauf le mardi) en septembre. 03-29-07-91-78 et 03-29-07-95-10.  
Le musée de Châtillon est ouvert aux mêmes dates et horaires.

Les marcheurs et randonneurs pourront trouver le gîte et le couvert au Gîte d’étape du Grenier à sel : 18 lits (un petit dortoir et 5 chambres confortables).  


Le Grenier à Sel

L’église des Thons est ouverte tous les après-midi d’avril à septembre.
- Pour les visites en groupe, contacter le maire Mr. Robert Mougin, vice-président de Saône lorraine au 03-29-07-90-57.

L’église abbatiale Saint-Maur de Bleurville (avec le musée d’art religieux et le jardin de l’abbaye) est ouverte en été les vendredi, samedi, et dimanche après-midi de juillet à septembre. 
- Pour les visites de groupes, contacter Mme Thomas au 03-29-09-02-51 ou le président des Amis de Saint-Maur.

 

 


 

L'Association Sâone Lorraine a besoin d'adhérents nombreux et fidèles pour mener à bien ses entreprises.
Faîtes-la connaître, à vos amis.  Aidez-la, aidez-nous à maintenir le patrimoine de notre région si attachante où il reste beaucoup à mettre en valeur et préserver. Nous avons encore de nombreux projets ! ...

 

pour commander cliquez ici

 


 

Vers les 30 ans de Saône Lorraine

 

Dimanche 19 avril, les adhérents de l'association Saône Lorraine se sont rassemblés à l'occasion de leur assemblée générale dans les locaux de la mairie de Hennezel (Vosges). Une assemblée générale placée sous le signe du réalisme et des projets raisonnés.

 

Jean-François Michel, président de Saône Lorraine, a remercié le maire de Hennezel pour son accueil et a demandé de respecter une minute de silence à la mémoire des adhérents décédés en 2008 et début 2009. Un hommage particulier a été rendu à Yves Boulian, le trésorier de l'association, récemment disparu.

 

Après avoir fait le bilan des activités et des animations organisées sur les différents sites gérés par Saône Lorraine, le président a fait état des difficultés liées aux charges que représentent le coût des emplois au musée d'Hennezel et à Châtillon-sur-Saône en particulier. Il a insisté sur le rôle social joué par l'association depuis des années ; elle contribue à l'emploi de personnes dans le domaine de l'accueil, de l'animation et du gardiennage de lieux culturels. Il regrette que les pouvoirs publics ne prennent pas suffisamment en compte les difficultés rencontrées par les structures associatives en leur facilitant l'embauche avec des contrats aménagés et aidés.

 

Globalement, les différents sites "Saône Lorraine" tirent leur épingle du jeu sur le plan de la fréquentation touristique avec une légère baisse cependant au musée de Hennezel. Les animations de la saison 2009 devraient contribuer grandement à drainer les curieux et les touristes vers ces lieux. Le musée de Hennezel propose déjà une exposition sur le thème du coq sous toutes les formes de représentation. Le village Renaissance de Châtillon-sur-Saône organisera plusieurs "musées vivants" de mai à septembre avec fabliaux, musiciens et acteurs. Et l'église des Cordeliers des Petits-Thons accueillera au moins deux concerts durant l'été avant la reprise des travaux de réhabilitation dans les années à venir.

 

Après avoir présenté les résultats financiers, le président Michel a lancé un appel à candidature pour remplacer quelques membres démissionnaires pour raison d'âge au sein du Conseil d'administration. Ainsi entrent au CA : Danièle Abriet, Albert Craplet, Jean-Louis Hory, Jean-Claude Gachon et Jacques Durupt. Par ailleurs, les deux commissaires aux comptes ont été également remplacés par Anne-Françoise Laurent et Bernard Pierre. Tous ces nouveaux membres ont été chaleureusement remerciés par l'assemblée. Le président n'a pas manqué aussi de remercier les démissionnaires qui ont donné de leur temps et de leurs compétences au service de Saône Lorraine et la promotion du patrimoine local.

 

A l'issue de la réunion, tous les participants ont partagé dans une excellente ambiance le repas dans la grande salle du musée du Verre, du Fer et du Bois de Hennezel-Clairey. Une promenade sous un chaud soleil printanier vers l'ancienne verrière de Briseverre permit à chacun de se détendre après l'excellent repas préparé par le traiteur attitré de l'association.

Compte-rendu extrait du site "Histoire et Patrimoine Bleurvillois"

 


 

L’abbaye Saint-Maur de Bleurville s’est muée en tribunal l’espace d’une conférence. Et Marie-Françoise Michel s’est transformée en chroniqueuse judiciaire pour faire toute la lumière sur l’affaire « Martin-Buzenet ». Devant un parterre d'amateurs d'histoire locale avide de connaître enfin la vérité.

 

La légende s’était emparée de cette affaire criminelle au point qu’on avait attribué à François Buzenet une vingtaine de crimes les plus sordides. Grâce à la perspicacité de notre historienne, les bleurvillois n’ont plus rien à craindre du sobriquet de « Buzenet » qui les désignait depuis la fin du XVIIIe siècle. Les minutes des procès de François Buzenet et de François Martin, retrouvés à la Bibliothèque nationale et aux Archives nationales à Paris, ont permis de reconstituer dans le détail tout le déroulement de ces affaires judicaires.

 

François Martin, tonnelier de 27 ans natif de Nonville et installé à Bleurville, fut accusé à tort d’avoir tué le 20 janvier 1766 Mathieu Moignot, de Choiseul, et de l’avoir dépouillé de quelques écus venant de la vente d’un cheval. Martin fut condamné sur un indice bien mince : l’empreinte de ses souliers dans la neige… Et, pour son malheur, sa victime avait cru le reconnaître et avait pu parler durant sa longue agonie de 27 jours. Mais Moignot, affaibli par ses blessures, avait fait une grave confusion : Martin et Buzenet présentaient en effet des traits physiques assez proches (grande taille, cheveux noirs). Martin fut donc exécuté sur la place publique.

 

Mais deux ans plus tard, un autre meurtre répandait l’effroi dans le village : le 19 mai 1768, Joseph Mougin, de Godoncourt, était retrouvé mort à demi enterré sur le chemin entre Bleurville et Monthureux-sur-Saône. Grâce aux renseignements fournis par la famille de Buzenet et l’intervention de l’abbé Ricard, curé de Bleurville, les soupçons se portèrent sur François Buzenet, garçon chapelier âgé de 22 ans, qui s’était enfuit. Intercepté à Roanne, il fut ramené à Lamarche pour y être jugé. Outre l’assassinat de Mougin, il avoua plusieurs méfaits : la tentative de meurtre sur Pierre Tisserand, de Darney, sur le chemin du Haut-de-Salin, le vol d’une montre à Bains-les-Bains et le vol d’un pistolet à Monthureux. Avant son exécution, Buzenet révéla dans son « testament de mort » avoir tué Joseph Mougin, innocentant du même coup le pauvre Martin. La veuve Martin, née Anne Viard, demanda la révision du procès auprès du chancelier Maupeou, ministre de Louis XV. Celle-ci ne vint jamais. De son côté, Voltaire informé de ces affaires par un avocat de Neufchâteau, ne semble pas avoir mis tout son poids de philosophe en vue afin d’obtenir la réhabilitation de François Martin ; d’autres affaires impliquant des personnalités d’importance l’accaparaient alors.

 

Après la complainte du XIXe siècle qui comparait Buzenet à Cartouche et Mandrin, après le scénario romancé de « La lune écarlate », les travaux de Marie-Françoise Michel ont le grand mérite de faire toute la vérité sur ce mauvais garçon « libertin, joueur, buveur et carillonneur » qui a marqué l’histoire de Bleurville. Elle aura permis aussi de contribuer un peu à réhabiliter la mémoire du malheureux François Martin.

 

 

[clichés Association des Amis de Saint-Maur]

 


Fête Renaissance du 1er août 2010
Pour visualiser les photos de cette journée, cliquez sur le bouton ci-dessous

 

 

 

 

 


retour à l'accueil