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Association Saône Lorraine |
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Saône
lorraine : une association profondément ancrée dans son terroir En
1980, date de sa fondation, Saône Lorraine était pionnière dans la région
de Darney et Monthureux-sur-Saône pour la sauvegarde des
monuments en péril et de leur environnement, et pour la
connaissance du riche passé du bassin des sources de la Saône. Le couvent
des Cordeliers des Thons a été le premier combat de
l’association, et depuis 1980 le village a connu d’importants
travaux de réhabilitation, des chantiers et des fêtes. De nombreuses
publications de Saône lorraine ont permis de braquer le projecteur
sur ce village au patrimoine exceptionnel, en gommant les légendes (“ Voltaire
au château ”, “ la malédiction des moines ! ”)
et en donnant aux amoureux des belles pierres quelques raisons de
satisfaction.
Châtillon-sur-Saône
a été et demeure le point d’ancrage essentiel, et la fierté de
l’association. Après de nombreux saccages dans ce beau village XVIes,
une mobilisation des énergies s’est faite quand, vers 1983, la propriétaire
d’une splendide maison Renaissance a obtenu d’une façon douteuse un
arrêté de péril permettant à un “ revendeur de matériaux ”
de la lui acheter pour la mettre à bas. Un four à pain du vieux
village (lui appartenant aussi) a suivi, et l’association a alors tout
fait pour mettre le holà à ce processus barbare et désolant. L’aide
de Vieilles Maisons Françaises, du mécénat américain, de la Chambre
des Métiers des Vosges, du Conseil Général, du Kiwanis, et l’énergie
des bénévoles, ont permis d’organiser des chantiers de réhabilitation,
et de faire de Châtillon ce que le guide du routard appelle “ le
plus beau village des Vosges ”.
Suite à la publication d’un gros livre sur la forêt de Darney (1985), livre qui est en cours de refonte pour une nouvelle publication, le musée du verre, du fer, du bois et de la Résistance a été installé dans les locaux de la Résidence des maîtres verriers d’Hennezel-Clairey .
Mais ces trois “ feux ” ne sont pas les seuls que l’association a allumés dans la région de Monthureux : Monthureux-sur-Saône a été aussi un terrain de sensibilisation au passé véritable : une publication en deux tomes sur le passé de la localité a permis de sortir de l’oubli la filature et l’épopée de Jean-Joseph Grangé (inventeur de la “ charrue Grangé ”). Des combats sporadiques (pour nettoyer l’environnement du château, pour attirer l’attention sur très beau presbytère de 1735, et pour épauler les associations locales de défense et d’animation) prouvent que Saône lorraine a aussi Monthureux dans son cœur.
Godoncourt (aide à la restauration de l’église par
des fêtes organisées sur place), Fignévelle (sensibilisation
à “ l’enfant du pays ”, Flavien Parisot et aide
à la réhabilitation d’une statue), Serécourt (aide à la
mise en valeur de la maison forte de Jean-Louis Barthélémy), Tignécourt
(vain combat pour stopper le saccage des restes de l’abbaye de Flabémont),
et bien d’autres sites, ont été l’objet des inquiétudes et
des investissements de l’association. L’abbaye Saint-Maur de
Bleurville (XIe-XVIes.) est, depuis trois décennies, l’objet de
ses sollicitudes.
En bref, le but de Saône lorraine n’est pas de faire de la petite région du bassin des sources de la Saône un conservatoire sans vie, mais d’aider par tous les moyens (démarches auprès des autorités, chantiers, conseils, etc.) , et en tâchant de montrer l’exemple, ceux qui aiment l’architecture ancienne, et qui veulent préserver un cadre de vie exceptionnel. Elle a créé des emplois, et espère montrer aux particuliers qui restaurent et qui investissent intelligemment dans l’architecture ancienne qu’ils peuvent également en créer. Le
patrimoine de Saône lorraine Outre
tous les stocks de livres, de brochures et de cartes qu’elle a publiées,
l’association a un patrimoine mobilier et immobilier qu’elle a
acquis entre 1980 et 1990, et qu’elle a la lourde tâche de gérer,
d’entretenir et d’animer. A Châtillon, Saône lorraine possède depuis 1985 le Grenier à sel (salon de thé, galerie d’exposition et gîte d’étape à l’arrière avec 18 lits et une grande salle à manger), la grosse tour du XIVes. Elle a revendu l’hôtel de Sandrecourt, après l’avoir fait entièrement restaurer dans son aspect originel.
Elle
possède aussi le mobilier du musée de Châtillon, musée
qu’elle gère en collaboration avec “ l’association du musée ”,
propriétaire des lieux , et qu’elle a fait restaurer avec ses
propres deniers. Avant d’acheter ces édifices grâce, en très grande
partie, au mécénat américain, l’association a fait protéger
(inscrire et classer) la plupart d’entre eux : une bonne dizaine
de maisons sont ainsi dans le collimateur de l’Etat (ce qui n’a pas
empêché des démolitions regrettables en face de l’hôtel de
Sandrecourt il y a quelques années). Un saccage global, comme celui des
années 1979-1985, ne semble toutefois plus possible.
Aux Thons, le rachat de l’église des Cordeliers et de la
partie XVe du couvent (jouxtant l’église) a mis un gros boulet
aux pieds des responsables : classé en 1980 (suite aux démarches
menées par ces mêmes responsables), l’édifice attend des travaux
encore plus colossaux que ceux qui viennent d’être réalisés
(2006-2008) : Saône lorraine est en face de ses responsabilités,
mais les temps sont durs. Attendons des jours meilleurs… Pour le
moment, des animations (concerts, soirées culturelles, manifestations
diverses) montrent que l’association n’a pas perdu espoir : un
jour, l’église des Cordeliers sera réhabilitée dans son état de
1452-1483.
A Hennezel, la collaboration entre la municipalité, propriétaire
de la Résidence, et l’association a permis un modus vivendi tout à
fait positif : les collections (verres de Clairey, vases Legras,
etc., sont propriété de Saône lorraine, qui a investi dans leur présentation
et qui ouvre les lieux d’avril à novembre tous les après-midi. La
commune prête les lieux et aide les concepteurs et investisseurs du
mieux qu’elle le peut.
Saône
lorraine : une association culturelle, mais aussi conviviale et
amicale
Forte
de plus de 350 membres, Saône lorraine, depuis 1981, organise
des rencontres sérieuses et joyeuses, autour de repas ou dans des
salles de conférence souvent “ historiques ” de la région
(églises, chapelles, bâtiments classés ou en cours de réhabilitation).
Les concerts ont été nombreux (musique russe, chorales, groupes
folkloriques, balades musicales), de même que les reconstitutions
dramatiques en costumes d’époque (“ guerre de trente ans ”,
“ entrée du duc Antoine ”) : 2009 et 2010 (les
trente ans de l’association !) verront encore des manifestations
de ce genre, ponctuées par les “ musées vivants ”
de Châtillon-sur-Saône (printemps, été). La collaboration avec
l’Odyssée pour le spectacle sur Monthureux en 2010 est toute
acquise.
De
nombreux voyages allant de trois à huit jours sont également organisés :
habituellement, les directions sont originales, “ en dehors des
sentiers battus ”, dans des directions rejoignant le passé du
bassin des sources de la Saône : République tchèque, Jura souabe,
Assise et Sienne, les quartiers de Paris liés à la Saône lorraine, châteaux
de Champagne ou de Bourgogne. Partout, l’association est accueillie
avec chaleur, et les participants reviennent habituellement enchantés.
Le rythme de ces voyages est bisannuel.
Manifestations
au Musée d'Hennezel
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L'Association
Sâone Lorraine
a besoin d'adhérents nombreux et fidèles pour mener à bien ses
entreprises.
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Des activités de l'Association cet été...

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